• Coup d’œil sur l’équipe du Club vie active d’Ottawa

    Coup d’œil sur l’équipe du Club vie active d’Ottawa

    C’est avec beaucoup de plaisir que je vous brosse un portrait du Club vie active, qui participe au Mois à vélo d’EnviroCentre. Les membres de notre équipe font tous partie du Club vie active, un programme chapeauté par la Ville d’Ottawa qui encourage ses citoyens âgés de 50 ans et plus à pratiquer des activités extérieures en groupe comme le vélo et la randonnée pédestre pendant le printemps, l’été et l’automne. Le programme d’hiver propose des activités comme la raquette et le ski de fond. Nos animateurs nous emmènent un peu partout dans la région d’Ottawa-Gatineau afin de nous faire profiter pleinement des pistes, des sentiers et des paysages que nous offre notre magnifique région.

    Les membres de l’équipe du Club vie active (CVA) cumule ensemble plus de 440 années de cyclisme, avec une moyenne de 49 années chacun. La majorité d’entre eux pratique le vélo avant tout pour les bienfaits physiques et psychologiques qu’ils en retirent, mais ce ne sont pas là les seuls aspects du vélo qu’ils affectionnent, il y a également l’esprit de camaraderie, l’occasion de forger de nouvelles amitiés, le plaisir que l’on éprouve à respirer le grand air et à profiter de magnifiques paysages, le sentiment de liberté qui leur rappelle leur jeunesse et la capacité de se rendre partout grâce à un moyen de transport écologique.

    Ces dix dernières années, les membres de l’équipe du CVA ont été témoins de l’impressionnante évolution des infrastructures de cyclisme à Ottawa. Tous s’entendent pour dire qu’Ottawa ne ménage pas ses efforts pour encourager ses citoyens à faire du vélo, qu’il s’agisse de multiplier les sentiers et les infrastructures, de les informer sur les bienfaits du cyclisme et d’insuffler chez les cyclistes le sentiment qu’ils sont des membres à part entière de la vie urbaine. Il reste bien évidemment des améliorations à apporter, par exemple des accotements asphaltés suffisamment larges pour les cyclistes sur toutes les routes rurales.

    Les membres de notre équipe ont bien entendu eu l’occasion d’emprunter les sentiers et les routes qui sillonnent la belle région de la capitale nationale et savent que la région n’est rien de moins qu’un paradis pour le cyclisme comparativement à bien d’autres endroits dans le monde. Puisqu’il faut être âgé d’au moins 50 ans pour faire partie du Club vie active, notre équipe compte une expérience de vie des plus riche. Ensemble, les membres de l’équipe ont parcouru à vélo presque toutes les provinces canadiennes, bon nombre d’États américains, sans oublier la France, l’Irlande, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie et l’Inde.

    Le cyclisme a également aidé les membres de notre équipe à surmonter une gamme d’épreuves. L’un d’eux a parlé du défi de réapprendre à faire du vélo après 40 années sans même en enfourcher un. Il y est allé doucement pour commencer, parcourant des distances de 10 à 15 kilomètres à la fois. Aujourd’hui, il n’a aucun problème à effectuer des randonnées de 40 à 50 kilomètres à la fois et est même parvenu à perdre 45 livres dans la foulée (non, il ne souhaite pas les retrouver!). Un autre membre de l’équipe s’est fracturé la hanche en chutant de son vélo pendant un événement de cyclisme à Montréal il y a deux ans. À force de détermination et de persévérance, il est parvenu à remonter sur son vélo avec confiance et sans aucune douleur. Pour d’autres membres de l’équipe, ce sont les défis qu’ils aiment relever au quotidien, comme les collines et le vent. Leur conseil est d’affronter le plus possible les obstacles plutôt que de les éviter (et de moins se plaindre aussi).

    Parmi les sentiers ou les routes les plus prisés à Ottawa, il y a les sentiers qui longent la rivière des Outaouais pour les paysages majestueux, ceux qui sillonnent le parc de la Gatineau, et les chemins ruraux à Manotick, North Gower et Ashton.

    Enfin, les membres de notre équipe puisent leur inspiration chez d’autres membres du Club vie active, et plus particulièrement les personnes âgées de 75 ans (et plus) qui roulent régulièrement de 40 à 50 kilomètres à vélo, sans oublier les personnes qui, lorsqu’elles étaient jeunes, n’ont pas eu la chance de faire du vélo et qui décident de l’apprendre maintenant qu’ils sont adultes.

    Nous tenons à remercier EnviroCentre pour l’organisation du Mois à vélo de cette année et la célébration du cyclisme à Ottawa!

  • Jeff Tindall – Let’s Bike Stittsville! (Ă€ vĂ©lo Stittsville!)

    Jeff Tindall – Let’s Bike Stittsville! (À vélo Stittsville!)

    Nous étions très heureux de découvrir récemment « Let’s Bike Stittsville » et le formidable soutien communautaire qui nous a été offert. Nous avons cherché à connaître Jeff, son histoire et comment « Let’s Bike Stittsville » est né! Voici notre interview complète.

    Depuis combien de temps faites-vous du vélo?

    Je fais du vĂ©lo rĂ©gulièrement depuis environ 6 ans maintenant. Un de mes amis m’a donnĂ© un vieux vĂ©lo de montagne qu’il n’utilisait plus et j’ai commencĂ© Ă  l’utiliser pour faire un peu d’exercice. Après quelques promenades, je me suis retrouvĂ© Ă  parcourir de plus longues distances et j’ai commencĂ© Ă  rĂ©aliser que je ne le faisais plus comme un exercice rapide, je roulais juste pour profiter de l’air frais et me vider la tĂŞte. En 2015, j’ai pris la dĂ©cision de passer Ă  un nouveau vĂ©lo qui correspondait mieux Ă  mon style de balade et je roule avec depuis. J’ai fini par faire don du vieux vĂ©lo de montagne Ă  un autre rĂ©sident de Stittsville dans l’espoir qu’il ferait la mĂŞme chose pour lui que pour moi. L’annĂ©e dernière, alors que je rentrais du travail Ă  vĂ©lo, j’attendais Ă  une lumière et mon vieux vĂ©lo de montagne est passĂ© juste Ă  cĂ´tĂ©; c’est bien de savoir qu’il est encore utilisĂ©.

    Qu’est-ce qui vous plaĂ®t le plus dans le cyclisme?

    Il y a deux avantages principaux que j’aime dans le cyclisme, 1) l’amĂ©lioration de ma santĂ© physique et mentale et 2) l’engagement avec ma communautĂ©.

    Depuis que j’ai commencĂ© le cyclisme, ma vision de la vie et du bien-ĂŞtre gĂ©nĂ©ral a considĂ©rablement changĂ©. J’ai perdu du poids, je dors mieux, je suis moins stressĂ© et ma santĂ© mentale s’est amĂ©liorĂ©e. Le deuxième avantage a Ă©tĂ© l’engagement communautaire. Lorsque vous ĂŞtes Ă  vĂ©lo dans votre quartier, vous vous engagez davantage avec l’environnement et les gens que vous ne le pourriez en conduisant une voiture. DĂ©couvrir des sentiers cachĂ©s, de nouveaux quartiers, rencontrer de nouvelles personnes et se rendre dans des zones oĂą vous ne pouvez pas aller avec une voiture a Ă©tĂ© une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation. C’est tellement plus agrĂ©able de faire du vĂ©lo le long d’un sentier boisĂ© que d’ĂŞtre coincĂ© dans un embouteillage.

    Qu’avez-vous appris sur le cyclisme que vous auriez aimĂ© savoir quand vous avez commencĂ©?

    Comme c’est facile de commencer. La première chose que j’ai dĂ» surmonter Ă©tait le stĂ©rĂ©otype du « cyclisme ». Beaucoup de gens, y compris moi-mĂŞme, avant de l’essayer, ont un stĂ©rĂ©otype en tĂŞte : quelqu’un qui porte du spandex, sur un vĂ©lo de route haute performance, roulant sur une route le plus vite possible. Cette vision peut ĂŞtre intimidante, comme elle l’a Ă©tĂ© pour moi. Étant en surpoids, l’idĂ©e que je me lance dans le cyclisme me paraissait irrĂ©aliste parce que je n’avais pas l’allure, les vĂŞtements ou un vĂ©lo dĂ©cent. La rĂ©alitĂ© s’est rapidement installĂ©e une fois que j’ai commencĂ© Ă  faire du vĂ©lo, Ă  savoir que l’Ă©crasante majoritĂ© des cyclistes sont des gens ordinaires qui font des choses de tous les jours. Les parents et les enfants explorent, les gens font des courses, font de l’exercice, vont au travail ou Ă  l’Ă©cole. J’essaie de ne plus utiliser le terme cycliste, je sens qu’il Ă©voque la mauvaise image. Nous ne sommes pas des « cyclistes », nous sommes des gens qui font du vĂ©lo.

    Quels sont les plus grands changements que vous avez constatés au cours des 10 dernières années en ce qui concerne le cyclisme à Ottawa?

    Le plus grand changement que j’ai vu depuis que j’ai commencĂ© a eu lieu au cours des deux dernières annĂ©es. Faire du vĂ©lo semble ĂŞtre beaucoup plus populaire que lorsque j’ai commencĂ© et avec cela, il y a une demande pour une meilleure infrastructure cyclable. Malheureusement, la ville n’a pas rĂ©pondu Ă  ces demandes et il est vraiment nĂ©cessaire de rendre le vĂ©lo plus sĂ©curitaire. Je vis Ă  Stittsville et l’un des plus gros obstacles que j’entends des gens est qu’ils ne font pas de vĂ©lo parce qu’ils ne se sentent pas en sĂ©curitĂ©. Il a en fait inspirĂ© le dĂ©veloppement de notre groupe « Let’s Bike Stittsville » (@stittsvillebike sur Twitter et Facebook). CofondĂ© par Rochelle Buenviaje et moi-mĂŞme, nous essayons de plaider pour rendre les choses plus sĂ©curitaires Ă  Stittsville et d’encourager les gens Ă  laisser la voiture Ă  la maison et Ă  faire du vĂ©lo lorsque c’est possible.

    Quel est votre souvenir cycliste préféré?

    Je pense que mon souvenir prĂ©fĂ©rĂ© a Ă©tĂ© lorsque j’ai franchi une Ă©tape importante en faisant du vĂ©lo pour me rendre au travail (de Stittsville au centre-ville). Auparavant, je faisais de plus petites balades dans la communautĂ© et j’allais de plus en plus loin. Tout ce temps, je me rendais au travail en autobus, cependant, Stittsville avait des problèmes d’autobus et je me retrouvais rĂ©gulièrement Ă  attendre un autobus en retard ou qui ne se prĂ©sentait tout simplement pas. Mon endurance s’amĂ©liorant et mon irritation grandissante d’avoir Ă  prendre l’autobus pour me rendre au travail m’ont finalement convaincu de prendre tout simplement mon vĂ©lo. J’ai consultĂ© la carte pour savoir comment y aller et tĂ´t un matin, je me suis lancĂ©. C’Ă©tait une super balade et une belle aventure, et j’ai dĂ©couvert plusieurs nouveaux chemins et parties de la ville que je n’avais jamais explorĂ©s auparavant. Quand je suis arrivĂ© au travail, je me souviens avoir pensĂ© que c’Ă©tait bien mieux que l’autobus et j’ai fini par ne pas renouveler mon laissez-passer d’autobus mensuel. Je vais maintenant au travail Ă  vĂ©lo d’avril Ă  novembre et j’ai Ă©conomisĂ© des milliers de dollars sur les laissez-passer d’autobus au fil des ans.

    Quel Ă©tait/est votre plus grand dĂ©fi? Et comment l’avez-vous surmontĂ©?

    Mon plus grand dĂ©fi est l’hiver. Une fois qu’il commence Ă  neiger, les dĂ©placements Ă  vĂ©lo deviennent plus difficiles. Les navetteurs de l’ouest comptent sur quelques sentiers clĂ©s pour se dĂ©placer de la manière la plus sĂ©curitaire possible, mais ils ne sont pas entretenus l’hiver. Une fois que ces sentiers ne sont plus utilisables, alors mon itinĂ©raire pour me rendre au travail se fait sur des routes de 80 km, dans des conditions moins qu’idĂ©ales et sans aucune infrastructure pour me protĂ©ger. Cela me sort de ma zone de confort. J’essaie de travailler pour amĂ©liorer les choses en faisant prendre conscience que ce n’est pas tout le monde qui peut ou veut conduire et qu’il y a un rĂ©el besoin de s’assurer que tout le monde peut se dĂ©placer en toute sĂ©curitĂ© dans la ville quel que soit son mode de transport.

    Avez-vous un chemin ou un itinéraire préféré pour faire du vélo à Ottawa?

    De Stittsville au centre-ville par le biais du sentier Transcanadien (31,4 km)

    • Ramassez un cafĂ© chez Quitters; besoin de carburant pour le trajet!
    • Le sentier Transcanadien Est jusqu’Ă  ce que vous arriviez Ă  Kichesippi Beer Co. Si vous avez soif, arrĂŞtez-vous pour une bière, je suis un grand amateur de la Hefeweizen.
    • Dirigez-vous vers le nord sur la Ceinture de verdure et continuez jusqu’au sentier du ruisseau Watts.
    • Dirigez-vous vers l’est le long du sentier jusqu’Ă  Carling. Traversez la route pour vous rendre au sentier de la rivière des Outaouais.
    • Continuez vers l’est jusqu’Ă  la plage Britannia et sentez-vous obligĂ© d’arrĂŞter au Beachconers pour une crème glacĂ©e (essayez pĂŞche Ă  la cardamome).
    • Continuez vers l’est le long de la promenade de la rivière des Outaouais et si vous vous sentez fatiguĂ© ou que vous avez chaud, reposez-vous ou faites un petit plongeon Ă  la plage Westboro. Il y a aussi le nouveau Bistro CCN aux rapides Remic quelques minutes après la plage.
    • Continuez la balade vers l’est et traversez la rue Booth. Mill Street est Ă  une minute si vous ĂŞtes intĂ©ressĂ©!

    Qu’est-ce qui vous inspire?

    Beaucoup de choses m’inspirent, mais la plus importante concerne les gens qui changent les choses de façon positive dans leur communautĂ©. J’adore voir de nouvelles idĂ©es qui allient Ă©quitĂ© et efficacitĂ©, et qui profitent Ă  notre communautĂ© et Ă  notre environnement. Les choses importantes sont rarement faciles, il y aura toujours des obstacles sur notre chemin. Nous pouvons les laisser nous barrer la route ou nous pouvons les contourner. Les contourner est bien plus amusant!